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14/04 (part 2)


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Alors ! Par où pouvons-nous commencer ?

Oui ! Devant nous, installé confortablement, un groupe de touriste venant d’ailleurs, de là où il fait froid, là où les journées sont courtes dû au temps structurellement hivernal régnant quasiment toute l’année. Des canadiens ? Des anglais ? Qu’importe.

Bien qu’il faisait sobre de2 15 degrés — que notre population casablancaise peine à supporter en ce mois d’Avril, luttant en permanence à coup de de pulls en cachemires, de doudounes ou de manteaux en fourrures —, nos touristes, eux, semblaient pourtant être bien dans leur peau avec leurs petits t-shirt demi-manche assortis à leurs shorts y gaffas del sol3.
Dégustant des coupes de vin blanc au goût subtil de luxe, ils profitaient ainsi pleinement du beau temps selon leur propre définition. Peau blanche comme neige, yeux claires tels l’eau turquoise des Maldives, ils discutaient avec volubilité voulant sans doute se faire remarquer. Un bavardage assourdissant qui a duré tout le long de leur visite et dont on ne discernait pas la moindre phrase. Avant leur départ, ils se sont tous rassemblés au centre de la table afin d’immortaliser ce moment magique, montrant leurs sublimes dents jaunâtres, et toujours, en bavardant. Ne sait-on pourquoi. Bizarre. Paraît-il qu’ils sont allemands.  Je n’y avais néanmoins pas pensé au premier coup.

Quittant le restaurant avec la même excitation et joie avec lesquelles ils avaient franchis le seuil de la porte d’entrée, ils cédèrent alors la place à une bande de jeunes femmes ne frôlant pas la trentaine et ayant un derrière plus présent que celui de Kim Kardashian ainsi qu’une poitrine aussi opulente que celle de sa demi-sœur Kylie Jenner. Une bande de cotons tiges complètement siliconées et d’autant plus extravagantes, se croyant el centro del mundo4. Robes bien moulantes mettant l’accent sur leurs formes en plastiques, elles se sont assises, puis commandèrent des salades accompagnés de mojitos de fraisa5 soigneusement préparés par le barman du restaurant aux origines hispaniques.

Une fois servies, draguant le serveur dans la foulé, les demoiselles n’ont pas arrêté de lorgner tout ce qui bouge derrière leurs gigantesques lunettes de soleil qui leur donnaient une allure de mouches, croyant sans doute qu’on c’en était pas aperçu. Dis donc, on nous prend pour des imbéciles.

A droite, deux sœurs qui se ressemblaient comme deux goûtes d’eau avaient le faciès de deux egocentriques narcissiques jeunes filles des beaux quartiers. On aurait juré qu’elles étaient jumelles. Rouge à lèvres cerise, accessoires Chanel dernier cri, joli décolleté blanc descendant jusqu’en dessous de leur poitrine quasi-inexistante et faisant ressortir leur bronzage brésilien, elles se racontaient, une petite cigarette à la main tout en se délectant ainsi de chaque taffe, les péripéties de leurs hivers passés respectivement dans leurs campus à Paris et à Montréal.

A gauche, une famille où seuls les grands étaient invités jouait aux commères. Ils regardaient autour d’eux d’un œil scrutateur et condescendant. Calomnies par-ci, calomnies par là. Ils discutaient de tout et faisaient attention à ne surtout pas oublier le moindre minuscule détail, chose qui les rendaient encore plus fière de leurs médisances. Ils avaient défilé tous les sujets possibles et imaginables en passant de la grossesse de Fatima ; la bonne célibataire à la situation financière très problématique aux achats  — vides de sens — de certaines œuvres d’art par l’un des partenaires de leur société de textile. De vraies vipères.

Au beau milieu de cette sphère piètrement mondaine, nous étions quand même confortablement installés, contemplant ce panorama incroyablement et incomparablement hypnotisant. La golden hour commençait à refléter ses rayons aux couleurs de chacals dorés sur nos visages. Une golden hour pas comme les autres qui plus est, nous donnant par la même occasion un teint jaunâtre rigolo.

Nous essayâmes tant bien que mal de prendre quelques selfies, mais décidément, ce jour-là nous n’étions absolument pas photogéniques,  nous ne fûmes néanmoins que joie et euphorie. Humour conjugué à de l’amour, nous n’avions pas vu le temps défiler d’une rapidité aussi incroyable. Zéro lassitude mais il fallait tout de même rentrer à la maison.

Addition payée, nous quittâmes le restaurant.

« Allez hop ! En voiture. » Lança-t-il.

Il me déposa chez moi.

Un beso6sur la joue y hasta luego7.

———————–

  1. la haute société (citée dans la première partie de l’article)
  2. presque
  3. lunettes de soleil
  4. le centre du monde
  5. mojitos fraise
  6. un bisou
  7. A plus tard


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Asmaa Habibi

Asmaa HABIBI, 18 ans, étudiante à l’ENCG Casablanca Grande passionnée de mots et amoureuse inconditionnée de Queen.

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