Au près du chemin d’un blaireau


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     Sur son chemin, doux, heureux, elle se précipitait aux poussées d’un vent transparent rien que pour s’en foutre, à travers les fleurs du voisinage se ravageaient les plus fins détails, les plus fines querelles; les unes droites les autres gauches, la malice se dégageait en une fumée mauve, grise ou ocre…. Pareil pour les gouttelettes de pluies qui s’échappaient, au premier pas, des feuilles prisonnières des longs et autoritaires arbres qui n’admettent pas baisser leurs cimes, qui ne se mêlent pas de ces pauvres champignons errants à leurs troncs aussi flagrants, aussi gras…

     De l’autre côté de son chemin dormait un sable doré, brillant, souffrant d’une chaleur marécageuse ne bougeant qu’aux ondes diffusées par cet indulgent vent qui supposait être le capitan des ombres de la vie, à l’enfant caché aux alentours faisant mains et pieds pour courir et la suivre.

     Et si elle n’existait pas, à sa façon d’avoir ces doux pas qui cachaient le sable aussi blanc que rouge aux traces de bicyclettes du vieil destin. Elle arriva à un pond qui ressemblait au sort car il n’y avait pas de retour, pas d’issue ; il fallait l’essayer, en faire le détour.

     Elle se précipitait encore et encore pour rassurer cette âme volante osant s’échapper et survoler le destin, le sort, les arbres, les fleurs, le sable, le vent, cherchait le vide, c’était triste mais véritable ; inopportunément elle ignorait que c’était si insensé, car le feu, la nuit, le temps sans les toucher nous y sommes condamnés.

     Puis, derrière le pond se cachait un petit pré verdâtre dont les plantes au teint d’oliviers appliquaient une gravité qui favorisât sa chute sur leurs bords, si beaux à enjôler… Elle berçait la joue de ce divin pré, se réjouit aux éclats de l’oasis où les étoiles se mixaient aux nuages… Elle se plongeât dans son big hug. En le retouchant, elle retrouva ses vieux pinceaux dont les touffes ressentaient de longue haleine la vieillesse, métamorphosées en un blanc choquant pareil à celui des cheveux d’anges de soixante ans. Elle se précipitât vers un lac multicolore, se plongeât et observât la jeunesse qui recule pour charmer ces lâches pinceaux.

     Sur le bord, elle se retournât et courut vers une page, la plus basse que le ciel offrit… ; soudainement, la nuit salua le jour et quitta aux alentours, lui promit un beau printemps en le rassurant de ramener la jeune pluie une fois le détour.

     Elle retomba sur l’allure et se limita aux beaux yeux de l’azure.

     Elle, l’artiste peintre…


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