Passion partie, patience perdue…


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Dans son atelier, la fumée atterrit, la solitude résigna, la passion s’envola vers un autre pays, une autre destination apatride…

Elle se décida, rongea ses ivresses et ses pensées même si elle était aussi navrée que chagrinée car elle savait que les plus périlleuses décisions sont celles qui prennent naissance au sein d’une cervelle désespérée.

Tourmentée, elle les mit dans une mallette qu’elle porta sur le crane aussi lourde que la normale. Elle cria, s’étouffa, se remua les cheveux, tenta de casser ce cadenas, jeta un coup d’œil sur sa passion à travers l’ouverture de la porte, et sans prévenir, de vieilles larmes s’écoulèrent traçant leur chemin sculptant la joue par le rêve du futur angoissant. Elle se brulait telle une bougie qu’elle essaya d’arroser pour s’enfuir de ce cataclysme auquel elle était condamnée. Elle essaya de freiner ses genoux qui tremblaient de résipiscence, sans dégorgeoir… 

Elle reprit son souffle, prit un marteau pour le crépiter contre l’enclume et répéta à travers ses pensées, pourquoi faire ? Pour oublier…

Pourquoi exister si le monde est blafard ? Pour carminer son rêve déambulant au près des nuages géants…

Pourquoi se battre pour vivre dans l’espace apagogique qui transgresse tout rayonnant vers son délire paranoïaque ? Pour se justifier…

Elle finit par se demander si la raison d’être était aussi lointaine que sa volonté, son pouvoir…

C’est lugubre mais si tangible d’être condamné à la conjoncture…Toutes les traces de peinture au sol, sur le mur, sur la table, sur le lit n’étaient autres que des témoins d’une existence perdue, réaliste et virtuelle qui, désastreusement, face au pouvoir effrayant ne pouvaient être que muets.

Elle reprit ses sens, se mit près d’un miroir transparent et essaya de tracer la carte de ses organes à la quête de sa passion, elle traça, retraça et continua à tracer… Soudainement elle se trouva entre les mains d’un rêve inévitable…

A l’ouverture de ses yeux, la lumière était aussi noire qu’absurde, car au coucher du soleil les oiseaux ne peuvent que dormir et les hommes n’ont qu’à essayer de se rebâtir… 

Elle s’acharna à bruler la lumière jusqu’au jour à la santé de ce beau futur qui, malgré son aspect si flou, son parfum se dégageait au plus loin que le dessin rougeâtre, vers la nostalgie des tonnerres qui caressait le long chagrin des angoissés. 

Elle l’artiste peintre…


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